La récolte des olives a commencé en Méditerranée. Elle ressemble à une fête, mais pas pour tout le monde…

Kalamata (Grèce), octobre 2026 :


À l’ombre de « l’Olivier Mère de Kalamata », un olivier millénaire dont l’âge est estimé à plus de 1 600 ans, cette journée avait des airs de fête ! Un rituel ancestral de coexistence avec la nature, un acte de partage, de mémoire et de continuité entre les générations. Les rires des enfants étaient là pour nous le rappeler, tandis que le bruit des olives tombant sur les filets de récolte semblait le confirmer, annonçant l’huile d’olive qu’elles allaient nous offrir. L’huile de l’année, source de vie précieuse et irremplaçable.

Palestine, Cisjordanie occupée (Burin), octobre 2026 :


Ici, la récolte des olives n’a rien d’une fête. C’est une épreuve pleine de dangers, un cauchemar. La récolte est systématiquement entravée par les attaques des colons, la destruction des oliviers et les restrictions imposées
aux Palestiniens pour accéder à leurs oliveraies, à leur propre terre. Le régime d’occupation israélien — un appareil colonial nourri par la haine de tout ce qui est autochtone — prend même les arbres pour cible. Il cherche à
détruire, avec la production oléicole, les liens profonds qui unissent un peuple à sa terre et à son histoire. Aujourd’hui, la récolte des olives en Palestine est bien plus qu’une activité agricole ancestrale. C’est un acte de résistance contre l’oppression, la destruction, la haine et l’oubli.